Une serre chauffe vite au soleil et refroidit tout aussi vite la nuit, ce qui provoque de la condensation sur les parois intérieures. L'écart de température entre l'air humide dégagé par les plantes et le verre ou le polycarbonate, plus froid en surface, suffit à former des gouttes qui ruissellent jusqu'au sol. Ce phénomène est normal, mais devient un problème dès qu'il persiste toute la journée : l'air stagnant favorise le développement des champignons et des maladies sur le feuillage.
Les lucarnes de toit et les portes coulissantes suffisent souvent à créer un courant d'air, à condition de les ouvrir dès que la température grimpe, même par temps frais. Un ouvre-fenêtre automatique à bilame règle ce problème sans surveillance : il s'ouvre sous l'effet de la chaleur et se referme seul le soir. Sur une petite serre ou une mini-serre de semis, un simple aérateur à lamelles ou une porte entrouverte suffit déjà à limiter l'excès d'humidité au quotidien.
L'arrosage joue aussi un rôle dans l'équilibre de l'air intérieur : arroser le matin plutôt que le soir laisse le temps à l'excès d'eau de s'évaporer avant la baisse de température nocturne. Pailler le sol et espacer un peu plus les plants réduit également la quantité de vapeur d'eau qui stagne entre les rangs. Un hygromètre bon marché, posé au milieu de la serre, aide à repérer les pics d'humidité avant qu'ils ne deviennent visibles sur les parois ou les feuilles.