Cultiver sous serre décale le calendrier habituel du potager de plusieurs semaines dans les deux sens : les semis démarrent plus tôt au printemps, à l'abri du gel, et certaines récoltes se prolongent tard en automne grâce à la chaleur emmagasinée dans la journée. Cet écart varie selon la région et le type de serre, mais il permet surtout de sécuriser les cultures fragiles pendant les périodes où le climat extérieur reste imprévisible d'une année sur l'autre.
Au début du printemps, la serre convient surtout aux semis en godets : tomates, poivrons, aubergines et fleurs annuelles y germent avant d'être repiqués en pleine terre une fois les gelées passées. Dès que les températures se stabilisent, elle peut accueillir directement des cultures gourmandes en chaleur comme les tomates ou les concombres, plantées en pleine terre ou en pot selon la place disponible. En fin de saison, salades et légumes d'hiver profitent encore de sa protection.
Cultiver toujours au même endroit épuise vite le sol d'une serre, plus sollicité qu'un potager classique puisqu'il produit sur une saison plus longue. Alterner les familles de légumes d'une année sur l'autre, apporter du compost entre deux cultures et laisser reposer une bande de terre limite l'appauvrissement et les maladies qui se logent dans le sol. Un carnet de culture, même sommaire, aide à se souvenir de ce qui a poussé où, et depuis combien de temps.